Thèse sur le loup devenu chien

main loup homme

 

Une thèse a émergé sur l’ancien continent et sur le nouveau monde.

Durant le pléistocène supérieur, les relations entre l’homme et le loup gris se seraient resserrées dans un laps de temps relativement court.

Pourtant, leur coexistence dans le même biotope et leurs places similaires dans la chaîne alimentaire ne les destinaient pas forcément à devenir des alliés. En effet, les loups, comme les hommes, étaient d’intelligents prédateurs chassant le même type de gibier. Ils étaient de tailles analogues, évoluaient en groupes dans des structures sociales complexes afin d’assurer leur survie dans un environnement hostile : ces analogies à l’état sauvage en faisait a priori des rivaux potentiels.

gravure rupestre homme loupToutefois, l’homme n’était pas doté de sens aussi affutés que le loup, et son origine tropicale le rendait moins bien adapté aux rigueurs des ères glaciaires et aux régions septentrionales. Sa faible capacité de course, tant en vitesse qu’en endurance, rendait l’homme peu efficace individuellement.

Sur la seule base de ses aptitudes physiques et de ses sens, l’homme ne pouvait rivaliser avec un concurrent comme le loup.

Mais l’homme développa une caractéristique unique : la capacité de raisonner et donc de concevoir des armes, dont la plus révolutionnaire fut vraisemblablement l’arc, dotant l’homme de la capacité de tuer à distance.

L’homme s’organisa également en groupes de plus en plus agraires et sédentaires. Dans ce cadre, il stocka des réserves de nourriture, et généra les premiers déchets de la proto-civilisation.

Parallèlement, les meutes de loup généraient à l’époque, comme aujourd’hui, des loups solitaires issus de la « dispersion », c’est-à-dire de la phase durant laquelle certains loups – souvent de jeunes adultes – sont exclus de la meute, généralement parce que les ressources ne sont pas compatibles avec les besoins d’une meute de trop grande taille.

peinture rupestre loupCertains loups solitaires seraient entrés en interaction avec des tribus humaines. Le mot « certains » revêt ici de l’importance, car les loups solitaires, qui ont opté pour le contact avec l’homme afin de se repaitre de ses déchets ou de s’assurer une certaine sécurité par exemple, avaient des caractéristiques particulières qui auraient eu une influence « différenciante » sur leur lignée : les canis lupus familiaris.

La domestication aurait alors commencé sa longue route conduisant du loup familiarisé à l’homme jusqu’au chien domestique, de plus en plus spécialisé par une sélection accélérée du fait de l’intervention de l’homme. Ainsi, l’homme sélectionna dans certains cas les spécimens les plus aptes à prévenir du danger par aboiement, ou dans d’autres cas les plus petits en taille afin de limiter les ressources à leur consacrer pour s’assurer leurs services, à savoir l’utilisation de leurs sens plus aiguisés que ceux de l’homme. Il sélectionna ailleurs et à d’autres moments les plus massifs et plus obéissants pour garder les troupeaux ou le campement.

La faiblesse physique ou psychologique de certains loups solitaires devint un trait recherché par l’homme, ce dernier souhaitant s’assurer un allié moins coûteux et plus facile à contrôler.

Le loup n’aurait pas évolué graduellement depuis son ancêtre loup jusqu’au yorkshire terrier ou au saint-bernard : il aurait été sélectionné puis modifié progressivement, dans le but de servir les besoins et les désirs de ses nouveaux compagnons humains.

canis lupus peinture rupestre

Les commentaires sont fermés.