Tableau synthétique loup

 

Ordre : carnivores, comportant les caniformes et les féliformes.

Sous-ordre : caniformes  comportant les canidés (chien, loup, renard, …), et leurs proches cousins les ursidés (ours), les mustélidés (belettes, loutre, furet), les méphitidés (mouffettes), les procyonidés (raton laveur), les otariidés (otaries), les odobénidés (morses), les phocidés (phoques).

Famille : canidés, comportant le loup, le chien, le coyote, le dingo, le chacal, les renards, les chiens des buissons, le loup à crinière, le dhole, le loup des Falkland, le lycaon, le tanuki.

Genre : canis

Espèce : lupus

Description : les loups sont des canidés aux formes harmonieuses, c’est-à-dire ni courts ni très hauts sur pattes, dotés d’un manteau de poils « autonettoyants » incluant un sous poil particulièrement isolant, et d’une queue d’une longueur égale au tiers de la longueur totale « tête+corps ». La couleur du poil va du blanc arctique au noir, en passant par des nuances de gris, de beige et/ou de brun.  Le loup est doté d’un masque très typique, sauf dans le cas de spécimens monochromatiques blancs ou noirs, avec des yeux le plus souvent ambres, mais pouvant présenter des nuances de brun ou  de vert. La face du loup est très expressive pour un canin. Les ongles sont toujours noirs.

Taille : le loup est le plus grand des canidés existant de nos jours. Selon les sous-espèces régionales, les individus et le sexe, il y a de grandes variabilités au niveau de la taille. Les loups des régions nordiques sont en moyenne plus grands que ceux des régions plus au sud (loi de Bergman). Il existe un dimorphisme sexuel : les mâles adultes sont généralement plus grands que les femelles, avec un écart atteignant 25%.

Hauteur au garrot : 50 à 95 cm.

Longueur : 90 à 160 cm (tête et corps) + 30 à 50 cm (queue) soit longueur totale 130 à 200 cm, avec un record de 213 cm.

Poids : 16 à 80 kg, avec des records à l’état sauvage de 12 et 96 kg.

Morsure : les canines du loup sont plus longues que celles d’un chien de même taille. Elles mesurent le plus souvent plus de 2,5 cm et peuvent atteindre plus  4 cm de long chez certains individus, longueur à laquelle il faut ajouter une partie dont la longueur approche 2 cm et qui est enchâssée dans la mâchoire. La pression exercée par la morsure est de 150 kg/cm², contre 70 kg/cm² pour un berger allemand offrant une surface de morsure comparable par exemple. Le choc de la morsure du loup peut provoquer un arrêt cardiaque ou briser la nuque ou la trachée de l’animal : ce phénomène d’arrêt cardiaque a été décrit (en médecine humaine) sous le nom de « commotio cardis ».

L’odorat : l’odorat est le sens le plus développé chez le loup. Le loup possède en effet 22 fois plus de cellules olfactives que l’homme. Le loup serait ainsi capable de repérer une proie à plus de 2 km, et à plus de 270 m à vent contraire. Le système olfactif du loup permet la perception des odeurs et un système accessoire autorise la perception des phéromones. La sensibilité olfactive et les capacités discriminatoires du loup sont très importantes : les neurones récepteurs, qui présentent en abondance de longs cils baignés dans du mucus, permettent de dissoudre et de concentrer les molécules odorantes. Par ailleurs, l’aire cérébrale consacrée au traitement des informations olfactives est très étendue. En plus de la détection de proies, le loup possède un système de relations intraspécifiques complexe basé sur les odeurs.

La vision : la morphologie du loup lui offre un angle de vision à 250 ° (contre 180 ° chez l’homme), et il possède sur l’horizon de la rétine de ses deux yeux une bande visuelle avec une concentration plus importante de photorécepteurs lui procurant une grande acuité visuelle : il peut voir plusieurs objets à la fois, sans pour autant focaliser son regard sur un objet particulier. Ainsi, pendant l’attaque d’une proie, il peut maintenir le contact visuel à la fois avec ses partenaires de chasse et avec la proie, et peut courir à côté d’une proie en restant au contact durant un long moment, avant de la mordre. Les yeux du loup sont par ailleurs tapissés d’une couche de cellules, le « tapetum lucidum », et il dispose ainsi d’une bonne vision nocturne. Le loup n’est pas ébloui par la lumière du fait de la présence de nombreux bâtonnets, ce qui combiné à la vision binoculaire, lui confère une vision en trois dimensions lui permettant de juger efficacement des distances. Dans la pratique, le loup dispose d’une capacité à détecter les mouvements même les plus infimes, mais également une capacité à évaluer les distances étonnante : ses coups de crocs sont extrèmement précis.

Image de wolfHowl.org

L’ouïe : le loup perçoit les ultrasons sous réserve d’avoir un bruit d’une variation de puissance de 60 dB, et les infrasons et les sons dès 20 dB de variation de puissance. Les fréquences situées au-delà de 45 KHz lui sont audibles, mais à haute intensité. Le pavillon développé de son oreille permet au loup de concentrer les sons propagés dans l’air vers le conduit auditif. La mobilité du pavillon permettrait également d’amplifier un son faible dans un environnement sonore sans devoir tourner la tête. Suivant les conditions, le loup peut ainsi entendre d’autres loups hurler jusqu’à une distance d’environ 10 km. Il serait aussi capable d’isoler la voix d’un loup précis dans un chœur de hurlements.

Le goût : on ignore si le goût du loup est développé ou non. Les études sont peu nombreuses et il est difficile de savoir dans quelle mesure l’odorat intervient dans le choix des aliments. On pense que le loup possède environ 5 fois moins de papilles gustatives que l’homme. De plus, le loup ne semble pas capable de détecter systématiquement la présence de poison.

Le toucher : le sens tactile est le premier à se développer chez les louveteaux, et il intervient essentiellement dans la communication entre la mère et ses petits. Chez l’adulte, il est peu utilisé seul, mais plutôt en prolongement de la communication visuelle à proximité. Il fait intervenir les récepteurs sensoriels de la peau et les vibrisses, stimulés par des frottements (notamment au niveau de la tête) ou par léchage. Les contacts sont essentiels dans l’établissement et pour le maintien des relations sociales.

Déplacement : le loup est un bon nageur et un coureur de fond. Le déplacement moyen est de 16 à 25 km par jour par trots successifs, mais il peut parcourir couramment jusqu’à 65 km en une nuit, et jusqu’à 95 km en 24 h dans certaines régions. Le record observé serait de 190 km. Sa vitesse de pointe va de 45 à 65 km/h selon les individus, voire 70 km/h.

Espérance de vie : 6 à 8 ans à l’état sauvage, exceptionnellement jusqu’à 13 voire rarement 15 ans. En captivité, 10 à 15 ans.

Reproduction : en général, un seul couple de la meute se reproduit, à savoir le couple alpha. Contrairement aux chiennes qui ont 2 périodes de chaleur par an, les louves n’ont qu’une période de chaleur.

Saison de reproduction : dépend des sous-espèces / zones géographiques, entre janvier et mai.

Gestation : entre 61 et 65 jours, en moyenne 63.

Taille de la portée : 2 à 8 louveteaux, en moyenne 6. Le record est de 11 louveteaux.

Comportements avec les louveteaux : les louveteaux du couple alpha sont élevés par toute la meute. En général seul le couple alpha se reproduit, mais dans certains cas très favorables un second couple peut également se reproduire. Durant leur plus jeune âge, les louveteaux bénéficient du nourrissage et de la protection de la mère et du père.

Structure sociale et relations intraspécifiques : le loup est un animal sociable, organisé en meute comptant en général moins de 10 individus, mais pouvant atteindre couramment une douzaine, avec un record de 36 observé en Alaska. Il existe une organisation hiérarchique précise au niveau de la dominance d’une part, et une hiérarchie dite de guidage d’autre part (prise d’initiative pour la chasse par exemple, ou pour le déplacement de la meute). 60% des loups vivent en meute, et 40% sont en dispersion, à la quête d’une meute (ce qui est très risqué pour les individus en dispersion) ou d’une femelle pour en créer une.

Communication : les loups sont les canidés qui ont développé le langage corporel le plus évolué. A l’état adulte, ils utilisent comme vecteurs de communication 30 mimiques faciales, les positions des oreilles, de la tête et du museau, des positions et des mouvements de la queue, des sons, des postures, le hérissement de poils, les marques olfactives, des contacts physiques dont des lèchements, des coups de museau, des frottements du corps, des coups de patte. L’objet principal de la communication est de renforcer la cohésion de la meute, mais un des différents types d’hurlements a un objet tout autre, à savoir prévenir les autres meutes de leur présence sur un territoire donné.

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