Retour ou arrivée du loup en France ?

Question de Nicolas L. : Il existe donc une quinzaine de sous-epèces de loups dans le monde. Vous écrivez que les loups d’Italie et d’Espagne constituent chacun une sous-espèce. Or ce sont eux qui, en partie, repeuplent la France. Peut-on considérer que les loups qui vivaient ici autrefois et ont été exterminés étaient eux-mêmes une sous-espèce, aujourd’hui dans ce cas éteinte, ou faut-il parler de souche ? Peut-on parler de “retour du loup” plutôt que de “l’arrivée de loups” différents avec, peut-être, des comportements différents ?

La notion de sous-espèce existe pour la faune et la flore (avec la notion supplémentaire de variété pour la flore au sein d’une même sous-espèce). Toutefois, elle reste très subjective, si bien que le nombre de sous espèces varie dans le temps… Et avec les auteurs.

Toutefois, ce qui tient la corde à ce stade est une réduction des sous-espèces de loups, par l’introduction de critères objectifs.

Attention, deux individus d’une même sous espèce peuvent être très différents (un grand et un petit par exemple).

Les loups italiens et espagnols sont des sous-espèces de Canis lupus, et les loups qui résidaient en France avant leur extinction sur le territoire constituaient une sous espèce différente des deux autres, séparées par des massifs montagneux. Toutefois, il y avait des croisements aux frontières notamment du fait de la dispersion.

Les différences restent minimes entre sous espèces, car il s’agit bien de la même espèce. Les canins sont assez “plastiques” du point de vue génétique, et on retrouve ce trait chez les chiens d’ailleurs : ils varient vite (en peu de générations) en terme de taille, couleur, gabarit etc…

En général on ne parle pas de l’extinction d’une sous espèce, seulement d’une espèce.

Le retour du loup est plus approprié.

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